RESEARCH SEMINARS

These research seminars are organised and run by IREMAM researchers and teacher-researchers. The seminars are listed by date of first session.

Maghreb Amazigh aborde un espace maghrébin en mutation et en mouvement au prisme du paradigme berbère et par une réflexion critique de l’état des savoirs dans le champ des études berbères. Ce champ complexe connaît un profond renouvellement ; au-delà de la linguistique et de l’ethnologie, il s’ouvre lentement à d’autres disciplines (histoire, anthropologie, économie, sciences politiques…) et thématiques (mobilisations collectives ; citoyennetés locales ; gestion des ressources et environnement ; questions identitaires ; patrimoines matériels et immatériels…). Le projet propose de croiser les analyses issues de recherches empiriques et théoriques récentes, de les réinsérer dans la longue durée et de les aborder à de multiples échelles. Ce décloisonnement sera propice à la mise en évidence des dynamiques profondes qui traversent l’espace maghrébin et à l’éclairage des transformations structurelles qui animent les sociétés du sud de la Méditerranée. Outre le séminaire, deux ateliers de formation à la fois théoriques et pratiques seront proposés en 2022 : « Initiation aux tifinaghs et à l’esthétique berbère » ; « Initiation aux enjeux et aux sonorités de la langue berbère. »

Coordinatrices du projet Maghreb Amazigh, un projet de l’Institut Sociétés en Mutation en Méditerranée (SoMuM) : Malika Assam, IREMAM, Karima Dirèche, TELEMMe, Aude Signoles, MESOPOLHIS.

Programme

Séance 1

Mercredi 13 octobre 2021, 10h-12h, MMSH, salle Duby, Aix-en-Provence.

« Introduction au séminaire Maghreb Amazigh. Des études berbères aux études amazighes ? Histoire, cartographie et défis des études berbères. » Intervenants : Malika Assam, MCF AMU, IREMAM, Salem Chaker, PU émérite, AMU, IREMAM, Karima Dirèche, DR CNRS, TELEMMe. 

Séance 2

Mercredi 10 novembre 2021, 10h-12h, MMSH, salle Duby, Aix-en-Provence et en visioconférence. 

« Une langue berbère : réalité linguistique, fiction sociolinguistique ? » Intervenants : Salem Chaker, professeur émérite AMU, IREMAM et Amina Mettouchi, directrice d'études, EPHE, CNRS, LLACAN.

Séance 3

Vendredi 10 décembre 2021, 10h-12h, MMSH, salle Duby, Aix-en-Provence et en visioconférence. 

« Les Empires berbères : constructions et déconstruction d’un objet historiographique. » Intervenant : Mehdi Ghouirgate, MCF HDR Université Bordeaux Montaigne. Discutant : Julien Loiseau, PU AMU/IREMAM.

Depuis les années 2010, les études relatives aux Berbères opèrent un tournant, en miltipliant les travaux qui montrent que les Berbères apparaissent comme des acteurs politiques majeurs de l’histoire de l’Afrique du Nord. Il n’en va pas de même de leurs langues. Tacitement, les historiens ont longtemps admis que les langues berbères avaient été confinées par l’arabisation au rôle de dialectes, réservés à l’oralité et dépourvus de prestige, face à un arabe conquérant qui occupait le champ de l’écrit et des fonctions de communication prestigieuses. Les témoignages allant à l’encontre de cette vision étaient traités comme des contre-exemples isolés, voire mythiques, peu à même de la contredire. En opposition à cette doxa, les études synchroniques sur les langues berbères ont connu récemment une certaine forme de renouveau. Néanmoins, des études publiées en anglais cherchent à remettre en question l’existence même des peuples berbères et de leurs langues. Cette démarche procède d’une volonté de déconstruire un objet historiographique. Le propos est ainsi de prendre le contrepied des avancées réalisées principalement par Gabriel Camps, Salem Chaker et Abdellah Bounfour autour de l’équipe de l’Encyclopédie berbère et de sa « ligne éditoriale ».

Mehdi Ghouirgate, historien arabisant et berbérisant, est chercheur à TELEM (Textes, Littératures : Ecritures et Modèles) est spécialiste du Maghreb et des Berbères à l’époque médiévale. Il est l’auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du Maghreb médiéval et l’histoire des pays d’Islam. Sa thèse, L’ordre almohade 1120-1269 : une nouvelle lecture anthropologique, publiée en 2014, a renouvelé l’approche de cette dynastie berbère. Elle a unifié politiquement et culturellement le Maghreb autour d’un projet inédit qui a croisé sémantique des sociétés maghrébines et berbères avec les références de l’imaginaire politique islamique.

Julien Loiseau, historien et arabisant, est enseignant chercheur à l’IREMAM. Ses travaux portent sur l’histoire du Caire et des villes du Proche-Orient médiéval, sur l’histoire sociale des élites du Proche-Orient médiéval et sur l’histoire de l’islamisation en Égypte et dans la Corne de l’Afrique. Il a publié entre autres Les Mamelouks (XIIIe-XVIe siècle). Une expérience politique dans l’Islam médiéval (Seuil, 2014). Il dirige actuellement le programme de recherche européen « HornEast. Horn & Crescent. Connections, Mobility and Exchange between the Horn of Africa and the Middle East in the Middle Ages »

Séance 4 

Protohistoire et berbérisation de l’Afrique septentrionale et des îles Canaries : langues, identités, matérialités 

Mercredi 23 février 2022, 10h-12h, MMSH (salle à préciser) et en visioconférence. Lien Zoom / ID de réunion : 836 9638 6229 / Code secret : 444029

Intervenant : Jorge Onrubia Pintado, Professeur titulaire de l’Universidad de Castilla-La Mancha (UCLM), directeur du Laboratorio de Arqueología, Patrimonio y Tecnologías Emergentes (IDR). Discutant : Jean-Pierre Bracco, PU LAMPEA-AMU.

Du point de vue étymologique le terme « Protohistoire » pourrait être assimilé à celui d’Histoire « première » ou « primitive ». Mais son usage au sein des disciplines historiques est problématique en termes aussi bien chronologiques que socioculturels. À l’heure actuelle, le terme Protohistoire désigne une catégorie historique polysémique et labile qui s’applique à des périodes et à des sociétés aux limites temporelles et aux spécificités culturelles floues et fluctuantes. On peut cependant en distinguer deux usages principaux qui relèvent, chacun d’eux, d’un cadre conceptuel et d’une pratique disciplinaire différents. Il existe, d’une part, une utilisation à valeur évolutive et chronométrique qui tire ses origines d’une conception universaliste, largement inspirée du diffusionnisme et des repères chronologiques longtemps fournies par l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient. Cette vision considère que la Protohistoire constitue une étape dans l’histoire de l’humanité caractérisée par la mise en place des processus de différentiation sociale, pouvant donc débuter au Néolithique mais s’étalant essentiellement de la découverte de la métallurgie à l’invention de l’écriture. Le deuxième usage repose sur une conception plutôt relativiste et « méthodologiste ». Il considère que le champ de la Protohistoire est surtout lié à la nature de la documentation disponible, avec notamment l’existence de témoignages textuels indirects susceptibles de compléter les observations archéologiques. Ceux-ci peuvent soit émaner d’autres peuples contemporains, soit correspondre à des récits, basés sur des écrits ou des traditions orales, nettement postérieurs à la période dont ils portent témoignage.

Pour ce qui est du Maghreb et du Sahara et sous l’égide notamment de Gabriel Camps, maître incontestable des études protohistoriques sur la région, la Protohistoire a fini par devenir, en empruntant ses mots au pied de la lettre, « la science des origines berbères ». Il est par conséquent facile à percevoir à quel point le processus de construction disciplinaire de la Protohistoire nord-africaine a contribué et contribue encore, en retour, à une vraie ethnogenèse : la « berbérisation » des populations qu’elle se donne pour but de (re)présenter et d’historiciser. Mais contrairement à la vision anhistorique, d’une histoire sans histoire que le projet historiographique de Camps pourrait laisser à tort supposer, la Protohistoire nord-africaine se présente, en revanche, comme un scénario historique dynamique et multiforme à forte variabilité socioculturelle et spatio-temporelle.

Au-delà des incontestables dynamiques endogènes, cette variabilité est en relation avec la spécificité, en termes d’autochtonie et d’acculturation, des différents processus de contact interethnique et culturel qui caractérisent, dans la longue durée, cette période. D’abord, l’influence de l’Égypte pharaonique sur la Libye actuelle et le Sahara oriental et celle des péninsules Italique et Ibérique, et des îles situées au large de leurs côtes, sur les territoires nord-africains qui leur font face pendant le Chalcolithique et l’Âge du Bronze européens. Ensuite, la colonisation phénicienne et grecque, puis romaine, de l’ensemble du littoral du Tell méditerranéen et d’une partie de la côte atlantique du Maroc actuel. Il est à noter que, de toute vraisemblance, l’une des conséquences de cette pénétration coloniale antique serait le peuplement des îles Canaries.

Dans l’état actuel des recherches, il n’est toujours pas aisé d’établir le rôle joué par ces scénarios historiques de « contagion » et de changement culturel, qui sont toujours à double sens, dans l’introduction et la diffusion de tout un ensemble d’éléments matériels ayant traditionnellement servi à caractériser la Protohistoire nord-africaine : métallurgie du cuivre, du bronze et du fer, cheval attelé et monté, écritures libyco-berbères, dromadaire… Ni non plus de déterminer leur contribution relative aux processus locaux de différentiation et de stratification sociale qui, en ce moment même, aboutissent à l’émergence de chefferies voire de vrais États autochtones.

Sur la base des données fournies par l’archéologie, mais sans oublier les apports des sources textuelles, de la linguistique historique ou de l’anthropologie biologique, cette présentation se propose de brosser un état de l’art sur la Protohistoire de l’Afrique septentrionale et des îles Canaries. L’accent sera mis sur la question de la reconstruction linguistique et de son rapport avec les identités ethniques.

Séance 5

Nouveaux médias, transnationalisme et création : la recherche sur les sites web amazighs 

Jeudi 24 mars 2022, 10h-12h, MMSH, salle A219, Aix-en-Provence et en visioconférence : lien Zoom / ID de réunion : 836 6656 9893 / Code secret : 681928

Intervenante : Daniela Merolla, professeur des universités, Littérature et art berbères, Institut des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), Paris. Discutante : Sophie Gebeil, maîtresse de conférences, Histoire contemporaine, Institut national supérieur du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ).

L’expansion vertigineuse d’Internet ces dernières années a renouvelé et développé les discours portant sur les identités. De nouvelles possibilités de communications, de prises de contacts et d’échanges s’offrent aux individus et aux minorités actifs au-delà des frontières nationales. Les populations amazighes tant sur leurs territoires d’origine que dans la diaspora sont influencées par les effets de cette expansion et par les rapports entre localisation et globalisation qui ont accompagné l’accueil d’Internet.

D’une part, on assiste à l’intensification des contacts que ce soit entre les communautés amazighes du Nord de l’Afrique et entre la diaspora et les « pays d’origine », ou encore entre les immigrés eux-mêmes, renforçant ainsi des formes de transnationalisme provoquées par la déterritorialisation des nouveaux médias.

D’autre part, sur les sites internet les spécificités nationales et locales sont mises en avant par la création et la diffusion de discours d’identification qui, dans le cas amazigh, mettent en exergue la variation linguistique locale et les informations d’une région ou d’un groupe diasporique déterminés. Ces deux processus ne sont pas isolés sur le Net puisque les internautes participent aux discours et actions de leurs communautés locales et transnationales hors-ligne.

Un point qui est remis en question dans les études est le lien entre la production artistique et le discours politique amazighs sur le terrain et sur Internet. Certains auteurs ont noté un passage de l’action culturelle amazighe, typique des années 1960-1990, à celle orientée plus politiquement et parlent d’une transition historique et d’un passage générationnel. Que nous apprend l’analyse des sites web berbères ? Dans cette communication, nous allons examiner comment certains sites web contribuent aux discours identitaires amazighs / berbères, tant au niveau local que transrégional, à travers la mise en valeur artistique et culturelle. Nous nous attacherons à identifier les réactions de ces sites sur les protestations des années 2010-2011 (appelés « printemps arabe » par la presse internationale) en Tunisie, en Libye et au Mali, en les intégrant à un cadre de dynamiques identitaires et artistiques. 

Séance 6

Militantes du mouvement Akal : une revendication amazighe pour le droit à la terre 

Lundi 23 mai 2022, 14h-16h, MMSH, salle A219, Aix-en-Provence et en visioconférence : lien Zoom / ID de réunion : 813 3229 9169 / Code secret : 199466

Intervenante : Fadma Aït Mous, professeure-chercheure Université Hassan II de Casablanca.

La « Coordination Akal (terre) pour la défense du droit de la population à la terre et à la richesse », est un nouveau mouvement social amazigh qui a pour principale revendication le droit à la terre. Il a émergé en 2018, dans un contexte lié aux effets du changement climatique et à la désertification dans le Sud du Maroc poussant les tribus nomades à la mobilité vers les terres des populations amazighes sédentaires pour en utiliser les surfaces et les réserves d’eau pour les troupeaux. Cette situation a engendré des conflits entre les deux populations. Les populations sédentaires lésées ont levé des doléances auprès du gouvernement et par la suite une organisation sous forme de coordination réunissant des habitants de plusieurs contrées de la vallée du Souss et de l’Anti-Atlas. Le mouvement « Akal » est soutenu par le Mouvement Culturel Amazigh et réunit aussi des associations locales, régionales et internationales. Le mouvement a réussi à interpeller les autorités publiques en organisant plusieurs manifestations en 2019 dans les grandes villes (Casablanca, Rabat, Agadir) auxquelles ont participé des hommes et des femmes. Cette communication va se focaliser la participation des femmes dans ce mouvement en présentant leurs profils, leurs expériences et leurs perceptions relatives à cette revendication précise qui est la terre. Le militantisme des femmes amazighes sera ainsi interrogé à l’aune du mouvement Akal et inscrit dans une temporalité plus large en lien avec l’histoire de la revendication amazighe au Maroc.

Fadma Aït Mous est professeure-chercheure au Département de Sociologie à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ain Chok (université Hassan II, Casablanca). Elle est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, de l’université de Casablanca, ayant porté sur « Les années creuses du nationalisme marocain, des réseaux locaux au réseau national » (sous la direction de M. Tozy). Ses travaux s’intéressent principalement aux questions liées aux identités collectives et aux mouvements sociaux, les rapports de genre et les conditions des femmes ; les transformations socio-politiques, les jeunes et la migration.

Séance 7

L’évolution des revendications amazighes en Afrique du Nord : divergences et convergences

Mardi 18 octobre 2022, 10h-12h, MMSH, salle 113, Aix-en-Provence et en visioconférence : lien Zoom / ID de réunion : 889 5238 9869 / Code secret : 036051

Intervenants : Thierry Desrues, politiste, Spanish National Research Council (CSIC), Institute for Advanced Social Studies (IESA), Cordoue (Espagne) et Mohand Tilmatine, professeur d’Université, Langues et sociétés berbères, Université de Cadiz (Espagne).

Cette séance à deux voix proposera d’abord une approche théorique qui abordera la sociologie des mouvements sociaux et questionnera leur dimension identitaire et en particulier leur dimension culturalo-linguistique. La présentation tentera dans un second temps d’explorer la diversité du mouvement identitaire amazighe dans cet espace continental que représente l’Afrique du Nord. 

Les circonstances historiques, géographiques ou politiques font que l’état d’avancement ou de stagnation des revendications n’est pas le même selon les régions. Ainsi, dans certaines régions, au-delà du segment linguistique, l’avancée implique une extension à d’autres espaces sociaux « gagnés » à l’usage et la pratique de la langue tout en provoquant des processus d’emboitement interdépendants. A l’inverse, un retard dans l’évolution des revendications suppose également la restriction du champ revendicatif, qui généralement se trouve limité à des espaces fermés.
Quelques cas d’études serviront pour illustrer ces propos : l’activisme amazigh en Algérie, au Maroc, en Libye, au Mali (Azawad) et en Tunisie à travers deux aspects prépondérants dans l’évolution de ces processus : la langue et les systèmes d’écriture ainsi que le bond qualitatif par le passage des revendications linguistiques et culturelles à des revendications plus explicitement politiques. Les cas de la Libye, de l’Azawad ou de la Kabylie, avec toutes leurs divergences, convergent, par ailleurs, dans leur aspiration à d’autres formes d’autogouvernances, voire même à l’indépendance. L’activisme amazigh – particulièrement du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie – pose ainsi des questions sur l’avenir politique des États-nordafricains tout en s’inscrivant comme acteurs nouveaux dans les jeux géostratégiques régionaux.

Photo : café Bahri © Iris Seri-Hersch

Photo : café Bahri © Iris Seri-Hersch

Responsables : Amélie Chekroun et Antoine Perrier
Les séances ont lieu un lundi par mois, de 14h à 16h30, à la MMSH, en salle A219.

Séminaire des historiens du pôle Histoire et islamologie de l’Iremam

Programme 2022 - 2023

Lundi 12 septembre 2022
Présentation des recherches de l’axe Éducation de l'IREMAM
Juliette Honvault, IREMAM, « Séminaire de l'axe Éducation de l'IREMAM : synthèse et état des lieux. »
Christine Mussard, AMU/IREMAM, « La scolarisation des élèves algériens entre 1945 et 1962, état de la recherche. »

Lundi 17 octobre 2022
Antoine Perrier (CNRS, IREMAM), « Retour sur l’organisation du Forum Insaniyyat. »

Lundi 14 novembre 2022
Francesco Chiabotti (INALCO, CERMOM, en délégation CNRS à l’IREMAM), « L'établissement d'un corpus transversal entre islamologie, codicologie et sciences sociales : le cas d'Abū l-Qāsim al-Qandūsī (m. 1861 à Fès). »

Lundi 12 décembre 2022
Anna Lagaron (chercheuse associée à l'IREMAM), « Nouveaux fronts de la recherche en épigraphie arabe : l'apport de la graffitologie arabo-chrétienne et arabo-islamique en Egypte et en Syrie-Palestine. »

Mélanie Henry (CHS, ERC Dream, chercheuse associée à l'IREMAM), « Une histoire sensible du politique au Maghreb : les savoirs de la psyché et la vie intérieure des révoltés après les indépendances. »
 
Lundi 16 janvier 2023
Francesco Zappa (Sapienza Università di Roma, chercheur invité à l’IREMAM), « Écouter les non-dits : le flou autour des croyances et pratiques religieuses « païennes » locales dans les sources arabes précoloniales d’Afrique de l’Ouest. »

Lundi 6 février 2023
Sabrina Mervin (CNRS, IREMAM) et Thibaud Laval (EHESS), « Muntadâ al-nashr :
- une société réformiste à Najaf (S. Mervin),
- le creuset d'un parti islamique chiite (T. Laval). »
 
Lundi 13 mars 2023
Simon Dorso (ERC HornEast, IREMAM), « Un jeu d’influence : autour de l’émergence de quelques lieux saints juifs et musulmans dans l’arrière-pays de Safed (Palestine, XIe-XVe siècle) »

Lundi 3 avril 2023
Malika Assam (AMU, IREMAM), Catherine Miller (CNRS, IREMAM), Choukri Hmed (Université Paris-Dauphine, IRISSO), « Présentation du livre blanc sur les études maghrébines en  France. »

Lundi 15 mai 2023
Juliette Dumas (AMU, IREMAM), « Retour sur l’orientalisme, les femmes (ottomanes) et le voile : réflexion sur la construction croisée d’un (sub)discours. »

Lundi 12 juin 2023
Norig Neveu (CNRS, IREMAM), « De la culture des lettrés en Palestine : bibliothèque, itinéraire et savoirs d’un 'alim de la région d'Hébron (fin XIXe siècle - début XXIe siècle). »

En savoir plus sur le pôle Histoire et islamologie : objets et pratiques 

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Photo : Le Caire, 2022 © Marine Poirier

Responsables : Thomas Pierret et Marine Poirier. Les séances ont lieu un mardi de chaque mois de 14h à 16h et sont ouvertes à toutes et tous. 

Programme 2022 - 2023

13 septembre 2022, 14h, MMSH, salle André Raymond et en visioconférence
Marie Vannetzel (IREMAM), « Le système de subventions alimentaires et la transformation de l’« État quotidien » en Égypte ». 

27 septembre 2022, 14h, MMSH, salle André Raymond et en visioconférence
Mouhamadou Mbacké Diouf (Université Gaston Berger de Saint Louis, Sénégal), « Circulations religieuses : le cas des Mourides en France ». 

04 octobre 2022, 14h, MMSH, salle A219 et en visioconférence
Julien Garric (AMU, IREMAM), « L’impact de la « nouvelle laïcité » sur les agents scolaires musulmans : l’exemple des fonctionnaires stagiaires CPE ». 

15 novembre 2022, 14h, MMSH, salle A219
Thomas Pierret (CNRS, IREMAM), « Lutte pour l’autorité religieuse en Syrie : individualité vs collégialité ». 

06 décembre 2022, 14h, MMSH, salle A219 et en visioconférence. Lien zoom : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/83755007428?pwd=WGljUy9lSW5Zejd3eWp3VWhneU9KUT09 / ID de réunion : 837 5500 7428 / Code secret : 110102
Séverine Gabry-Thienpont (AMU, IDEMEC), « L’épineux sujet de l’écriture musicale des chants coptes au XXIe siècle ». Lien vers l'évènement Facebook

03 janvier 2023, 14h, MMSH, salle 101
Simon Mangon (AMU, MESOPOLHIS), « La presse à modeler. Aide étrangère, réforme des médias et contrôle politique en Tunisie et en Jordanie (2000-2020) ».

17 janvier 2023, 14h, MMSH, salle 101
Eric Gobe (CNRS, IREMAM), « Les campagnes de protestation horizontales des jeunes des classes moyennes urbaines en Tunisie (2015-2021), un mouvement social ? ».

07 février 2023, 14h, MMSH, salle 101
Vincent Geisser (CNRS, IREMAM), « L'islam créé par le politique : la municipalisation du culte musulman à Marseille ».

07 mars 2023, 14h, MMSH, salle 101
Gérard Groc (IREMAM), « Turquie, les enjeux d'une présidentielle ».

21 mars 2023, 14h, MMSH, salle 101
Karim Maïche (Tampere University, Finlande), "The construction of community: everyday encounters and the negotiation of the belonging in urban space".

04 avril 2023, 14h, MMSH, salle 101
Marion Slitine (EHESS, CNE-MuCEM), « La fabrique artistique dans l'espace public palestinien. Circulations, engagements et trajectoires artistiques ».

02 mai 2023, 14h, MMSH, salle 101
Lina Benchekor (AMU, MESOPOLHIS), Victor Dupont (AMU, IREMAM), Laura Ruiz de Elvira (CEPED, IRD), « Enquêter sur l'impact biographique de l'engagement révolutionnaire. Regards croisés à partir des cas syrien, tunisien et marocain ».

06 juin 2023, 14h, MMSH, salle 101
Loïc Le Pape (Université Paris 1, CESSP), « Le succès académique de la "radicalisation". Réflexions sur un concept très politique ».

En savoir plus sur le pôle Sciences sociales du contemporain 

lipol

Photo : logo LiPol

ResponsableNajla Nakhlé-Cerruti, (chargée de recherche au CNRS et rattachée à l'IREMAM). Organisateurs : Mohamed Bakhouch, (professeur émérite, AMU, IREMAM), Claire Cialone-Grégoire (ingénieure d’études, CNRS, Orient et Méditerranée) et Iyas Hassan (professeur des universités, Sorbonne Université, Lettres).

Inscrit dans le volet Formation à la recherche du programme ANR « Littératures Populaires du Levant. Archiver, analyser et conter le Roman de Baybars au XXIe  siècle » (LiPoL, 2020-2024), le séminaire « Littératures populaires arabes : textes, méthodes, perspectives » aborde des questions disciplinaires et méthodologiques concernant la catégorie « littérature populaire » depuis les origines médiévales de cette littérature et jusqu’à sa réception à l’époque moderne.

L’édition 2022-23 du séminaire est divisée en cinq axes :
1- Méthodologique : y a-t-il des outils propres au « populaire » ?
2- Anthropologique : aborder le populaire en tant qu’élément culturel vivant et analyser ses fonctions ;
3- Littéraire : questionner les frontières des genres dits populaires dans le patrimoine littéraire arabe et leur interaction avec d’autres catégories ;
4- Linguistique : définir le moyen-arabe comme langue littéraire ;
5- Traductologique : comment rendre le texte populaire arabe dans d’autres langues, pour quels objectifs et pour quel public ?

Cette édition situe ainsi le populaire à la croisée de plusieurs problématiques et de plusieurs disciplines, et s’intéresse à ses interactions et ses chevauchements avec d’autres catégories comme la littérature orale et la littérature dialectale, mais aussi avec la littérature savante et la littérature religieuse canonique.

Quinze séances bi-mensuelles sont organisées en hybride dans la salle Seurat de la médiathèque de la MMSH (Aix-en-Provence), les jeudis de 15h à 17h. Pour obtenir un accès à la réunion virtuelle, contacter Claire Cialone-Grégoire : claire.cialone-gregoire[at]cnrs[point]fr
Le séminaire est mutualisé avec Sorbonne Université et l’Université Sultan Moulay Slimane (Béni Mellal, Maroc). 

Programme 2022 - 2023

– Axe Méthodologie

Jeudi 22 septembre 2022
Abderrahmane Ghanimi et Amel Halimi, Université Sultan Moulay Slimane. Présentation des travaux du Laboratoire de Recherches en Narration, Imaginaire et Formes Culturelles : « Patrimoine et Culture » ; « Le fantastique dans les contes populaires marocains dans la région de Béni Mellal et Khénifra ».

Jeudi 6 octobre 2022
Fatima Zahra Salih, Université Sultan Moulay Slimane, « La collecte de littérature orale : une recherche scientifique à dimension humaine ». Résumé et bibliographie de l’intervention disponibles au format PDF

Jeudi 20 octobre 2022
Ursula Baumgardt, Inalco, « Collecte de littérature orale, retour d’expérience, transcription et édition des textes ». Résumé et bibliographie de l’intervention disponibles au format PDF

– Axe Anthropologie

Jeudi 10 novembre 2022
Kamel Chachoua, CNRS, IREMAM, « Joseph Desparmet ( 1863-1942) et la résistance culturelle populaire et lettrée dans l’Algérie coloniale ». Résumé et bibliographie de l’intervention (PDF)

Jeudi 24 novembre 2022
Malika Assam, Aix-Marseille Université, IREMAM, « Les recueils de “poésies populaires” dans la Kabylie contemporaine ou les constructions de l’amazighité ». Résumé et bibliographie de l’intervention disponibles au format PDF 

– Axe Littérature

Jeudi 8 décembre 2022
Sébastien Garnier, Centre Jean Pépin, CNRS UMR 8230, « Un récit naïf d’édification. De la découverte d’inédits dans des fonds hexagonaux non spécialistes ». Résumé de l’intervention (PDF) ; pistes bibliographiques (PDF)

Jeudi 5 janvier 2023
Simon Dubois, Institut français du Proche-Orient

Jeudi 19 janvier 2023
Ibrahim Akel, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

 – Axe Linguistique

Jeudi 2 février 2023
Jérôme Lentin, Inalco

Jeudi 16 février 2023
Julien Dufour, ENS Rue d’Ulm

Jeudi 9 mars 023
Mustafa Alloush, Université Lumière Lyon 2

Jeudi 23 mars 2023
Rosa Pennisi, chercheuse associée à l'IREMAM

– Axe Traductologie

Jeudi 6 avril 2023
Jean-Patrick Guillaume, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

Jeudi 20 avril 2023
Najla Nakhlé-Cerruti, CNRS, IREMAM

Jeudi 4 mai 2023
Yves Gonzalez Quijano, Université Lumière, Lyon 2

À retrouver sur le site du programme Littératures Populaires du Levant (LiPoL)

Photo : Le Caire, Khanqah Baybarsiyya (14e siècle) © Julien Loiseau

Photo : Le Caire, Khanqah Baybarsiyya (14e siècle) © Julien Loiseau

Organisateurs : Aurélia Dusserre, Julien Loiseau, Nicolas Michel, Mohamed Ouerfelli, Hayri Gökşin Özkoray et Camille Rhoné-Quer

Sauf exception, les séances ont lieu le mercredi après-midi de 16h à 18h à la MMSH à Aix-en-Provence.

Programme 2022 - 2023

1/ Cycle cartographie

12 octobre 2022, 16h-18h, MMSH, salle 1. Nicolas Michel : introduction, état de l’art.

30 novembre 2022, 16h-18h, MMSH, salle Germaine Tillion. Sylvie Denoix et Hélène Renel (équipe « Islam médiéval » du laboratoire Orient & Méditerranée, CNRS) présenteront leur ouvrage : Atlas des mondes musulmans médiévaux (Cnrs éditions, 2022). 

2/ Cycle numérique

07 décembre 2022
, 16h-18h, MMSH, salle 1. Séance groupée avec la journée pédagogique sur les « humanités numériques et MENA ». Avec Mathieu Marly, à propos de la numérisation des photos et Mathieu Coulon, à propos de la cartographie.

25 janvier 2023, 16h-18h, MMSH, salle 1. Nicolas Michel, le projet EGYLandscape et Didier Guignard, L’Algérie coloniale.

3/ Cycle marges

15 février 2023, 14h-16h, MMSH, salle Germaine Tillion. Intervenant : Marc Toutant.

05 avril 2023, 16h-18h, MMSH, salle Germaine Tillion. Intervenant : Hadrien Collet.

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Coordination scientifique : Amel Boubekeur (EHESS) et Vincent Geisser (CNRS, IREMAM), avec le soutien de l'IISMM dans le cadre des Cartes blanches de l’IISMM et en partenariat avec MESOPOLHIS.

Objectifs du séminaire : organisé par le pôle Sciences sociales du contemporain de l’IREMAM, ce séminaire ouvert aux étudiant·e·s de master, doctorant·e·s, post-doctorant·e·s et enseignant·e·s-chercheur·e·s confirmé.e.s proposera de prendre la mesure de la production scientifique sur les islams et les musulmans de France depuis plus de trente ans et explorera la possibilité d’un renouvellement des terrains, approches et paradigmes mobilisés sur des thématiques spécifiques.

S’interroger sur la manière dont s’est constitué le champ d’études sur l’islam de France doit également nous permettre de réfléchir à ses perspectives. Ainsi, une attention particulière sera portée aux variations du terrain à l’œuvre ainsi qu’aux paradigmes dans lesquels celles-ci peuvent s’ancrer : changements générationnels et nouveaux acteurs, expressions des expériences singulières et collectives, complexité des croisements entre des représentations et des modalités d’expression divergentes du religieux, du culturel et du politique dites conventionnelles – institutions, partis, élections, idéologies – et non conventionnelles – protestations, cultures, mouvements sociaux, évènements et émotions.

D’une durée de deux heures, chaque séance permettra consécutivement à deux membres du groupe de recherche d’exposer de manière synthétique l'état des connaissances et des travaux sur un thème donné ayant un rapport direct avec les islams et les musulmans de France. 

Programme 2022 - 2023

Jeudi 27 octobre 2022, 11h-13h, IISMM, salle B 3-18, Paris et en visioconférence. Lien zoom / ID de réunion : 885 3728 6845 / Code secret : 479638

Baptiste Brodard (docteur en études religieuses, Université de Fribourg) – « L'action sociale musulmane en Europe : engagement communautaire, contribution caritative et activisme religieux en France, en Suisse et en Grande-Bretagne ».

Wajdi Limam (doctorant au CRESPPA, Université de Paris 8) – « Le rapport à l’islamité des travailleurs sociaux impliqués dans les programmes de déradicalisation en France ».

Mardi 29 novembre 2022, 10h-13h, IISMM, salle B 3-18, Paris et en visioconférence. Lien zoom / ID de réunion : 836 4254 8010 / Code secret : 655167

Samia Langar (ISPE, Université Lumière Lyon 2) – « Des enseignants face au fait religieux. Le cas de l' islam. Que faut-il exactement comprendre sous la notion de "fait religieux" ? ».

Diane-Sophie Girin (GSRL, EPHE) – « L'impossible "normalisation" des écoles musulmanes au prisme de la contractualisation ».

Samim Akgönül (Université de Strasbourg) – « L’islam turc, un frein à la construction d'un islam de France ? (avec un focus sur les questions scolaires) ».

Mardi 13 décembre 2022, 11h-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser).

Warda Hadjab (EHESS) – « Approche de la conjugalité halal en France ».

Stéphane Papi (chercheur associé à l'IREMAM) – « Normes islamiques et droit français : les espaces d'interaction ».

Mercredi 25 janvier 2023, 11h-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser).

Simona Tersigni (Université de Paris-Nanterre, SOPHIAPOL) – « Islam(s) en/de France au prisme des travaux sur femmes et genre »

Loïc Le Pape (Université Paris 1, Sorbonne) – « Étudier l'islam en France par celles et ceux qui y adhèrent. Retour sur la sociologie des conversions religieuses ».

Jeudi 23 février 2023, 11h-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser).

Myriam Laakili, (AMU, IREMAM) – « Les conversions non institutionnelles à l’islam » (titre provisoire).

Lundi 27 mars 2023, 11h-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser).

Abdellali Hajjat (ULB) – « La répression politico-juridique de la lutte contre l'islamophobie en France ».

Margot Dazey (CNRS, CERAPS) – « Appartenances de classe et sensibilités religieuses : un état de l'art sur l'islam en France ».

Jeudi 27 avril 2023, 11h-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser).

Deniz Kosulu (MESOPLHIS, Sciences Po Aix) – « L’islam chiite en France » (titre provisoire)

Dilek Yankaya (MESPOLHIS, Sciences Po Aix) – « Religion au travail chez les musulman·e·s français·e·s »

Jeudi 25 mai 2023, 11-13h, MMSH/IREMAM, Aix-en-Provence (salle à préciser). Séance spéciale : bilan et perspectives du séminaire IMDF. Amel Boubekeur (EHESS) et Vincent Geisser (CNRS, IREMAM), avec toutes et tous les participants du séminaire IMDF.

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