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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme Iremam
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Accueil > Séminaires de Master et de recherche > Séminaire de recherche FLS (Filmer les Suds) (2014-2017) > Séances 2020 (Filmer l’exil)

HSMCU13 - Filmer l’exil

Master 2 « Langues et sociétés, Mondes arabe, musulman et hamito-sémitique »

HSMCU13 - Filmer l’exil

Responsable : Fabienne Le Houérou

Ce séminaire se trouve dans le droit fil des différents programmes transversaux inaugurés à l’IREMAM sur les scriptures visuelles de la science. Filmer les Mondes Arabes et Musulmans (2008-2010), dans un premier temps, puis Filmer les Suds (2010-2018) dans un second temps. Avec Filmer l’exil, il est question d’entamer un troisième volet de séminaire sur les migrations internationales, les différentes catégories d’exils et les seuils de l’exil. L’exil est ici entendu comme dynamique filmique des différents travaux imagétiques présentés dans ce séminaire. Il est animé par Fabienne Le Houérou, Directrice de Recherche CNRS-Iremam et fellow à l’Institut Convergences Migrations/Global. Ce séminaire est une collaboration IREMAM et ICM/G.

Le séminaire est ouvert à tous les étudiants intéressés, inscrits ou non dans cette formation, quelle que soit leur discipline.

Calendrier des séances 2019-2020


Jeudi 27 juin 2019, 9h30-12h30, MMSH, salle André Raymond.
Corinne Fortier, anthropologue, psychologue et réalisatrice, Laboratoire d’anthropologie sociale, CNRS-EHESS-Collège de France, Université PSL
présentera son film « Marjatta, l’éblouie ».

Séance animée par Nacira Abrous, chercheure associée à l’IREMAM.

Ce documentaire de création de 52 minutes, de 2017, dessine le portrait intimiste d’une femme artiste, Marjatta Taburet, peintre et céramiste d’origine finlandaise devenue une référence « bretonne » dans le patrimoine artistique régional. Marjatta a suivi les traces de femmes artistes finlandaises pionnières à l’époque comme Helene Schjerfbeck, venues à Paris à la fin du XIXème siècle pour poursuivre leur formation à l’atelier Julian, académie de peinture qui était alors une des rares à être ouverte aux femmes, et qui se rendirent en Bretagne, terre d’inspiration artistique, où elles furent ignorées par la très masculine école de « Pont-Aven ». Devant la caméra, Marjatta explore les sources inconscientes de sa création et reconstruit par bribes l’histoire même de son origine. Elle formera avec son mari, Jean-Claude Taburet, céramiste ayant également travaillé pour la faïencerie Henriot à Quimper, un couple d’artistes ayant réussi, ce qui est exceptionnel dans l’histoire de l’art, à collaborer à certaines œuvres tout en développant leur propre style. Amour, couleurs, chansons, mer, naufrage et roman familial s’entrecroisent dans ce portrait filmique. Marjatta ressaisira à sa manière le miroir qui lui a été ainsi tendu pour peindre son premier autoportrait à 85 ans, « avant de devenir vieille ».
Télécharger l’article de Fabienne Le Houérou, « Marjatta, l’éblouie »
Télécharger l’affiche de la séance

Le séminaire « Filmer l’exil » s’exporte en novembre dans un cinéma parisien d’art et d’essai à l’occasion de la sortie du film « Princes et vagabonds ». Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris (Métro : Odéon et Saint-Michel).
- Visualiser la bande annonce du film

Suite à la projection, il y aura toute une série d’interventions de spécialistes. Celles-ci sont intégrées dans le séminaire commun Aix-Marseille Université (Master MAMHS) et Institut Convergences Migrations "Filmer l’exil". Même si le film évoque les répertoires musicaux d’une caste de musiciens soufis au Rajasthan, le point de vue de réalisation insiste sur les exils intérieurs. Il est question d’une communauté qui n’est pas exclue du territoire indien mais dont le statut d’opprimé (dalit signifie opprimé) plonge ces musiciens dans une forme d’exil. Exilés dans leur propre pays. En exil dans leur propre société. Il s’agit ici d’un exil entendu comme une exclusion sociale dans un contexte de caste où ils sont traditionnellement considérés comme impurs par les autres castes. Car l’exil, ici, ne se limite pas seulement à l’errance, au déplacement physique car les seuils d’exils sont pluriels, comme peuvent l’être les racismes. Il existe une infinité d’exclusions, personnelles, familiales, communautaires, économiques, médicales, juridiques, religieuses qui concerne également le genre et la caste. Les musiciens Manganiars sont représentés (dans ce long métrage) comme des "déplacés sur place" et exilés chez eux.



Les interventions ont lieu à de 14h15 à 15h, en salle 2

Mercredi 6 novembre 2019

Intervenants : Jacques Lombard, anthropologue (Institut de recherche pour le développement, ex-Orstom), cinéaste français, spécialisé dans l’étude de Madagascar et du pays lobi au Burkina Faso. Ses travaux les plus récents portent sur la place de l’image dans la recherche en sciences sociales (construction des faits et écriture de l’anthropologie) notamment à travers l’étude comparative des phénomènes religieux et sur l’approche des notions d’imaginaire partagé et de « sujet social ».
Et Alba Penza, graphiste et cadreuse du film. Ses dessins et peintures ont pour sujet la place de la femme dans le monde, les stéréotypes de genre et l’eco dessin.

Jeudi 7 novembre 2019

Intervenantes : Alba Penza, membre de l’équipe du film et Fanny Rousseau, membre de l’association « Gulabi les femmes en sari rose Sampat Pal ». Alba Penza évoquera son expérience d’un tournage d’un film à intention scientifique et Fanny Rousseau parlera de la place de la femme en Inde.

Vendredi 8 novembre 2019

Fabienne Le Houérou, parlera des écritures visuelles de la science et discutera du terme « film d’exploration à intention ethnographique ».
David Fauci, musicologue, membre de l’équipe, (commentaire, choix musicaux et mixage) interviendra sur la musique dans le désert du Thar et sa dimension migrante : de Desert-Trotter à Globe-Trotter, les effets de la mondialisation sur les répertoires musicaux.

Samedi 9 novembre 2019

Intervenante : Aurélie Scortica, monteuse du film, assistante de réalisation, membre de l’équipe, évoquera son expérience de montage dans ce long métrage.

Dimanche 10 novembre 2019

Intervenants : Aurélie Scortica, monteuse du film et assistante de réalisation évoquera les difficultés du montage son du film « Princes et vagabonds ». Christophe Lagrange, réalisateur, évoquera la marche narrative du documentaire et le montage "disruptif".

Lundi 11 novembre 2019

Intervenant : Robert Dray, producteur de musique, spécialiste de musique des mondes, évoquera les spécificités de la musique indienne.

Mercredi 13 novembre 2019

Intervenant : Robert Dray, producteur de musique, spécialiste de musique des mondes, nous parlera de la musique Manganiar au croisement des cultures.

Jeudi 14 novembre 2019

Intervenant : Hugo Darroman, doctorant à l’IREMAM, membre du pôle "Sciences sociales du contemporain", spécialiste du cinéma d’exil palestinien, évoquera la question de l’exil d’un point de vue du langage cinématographique.

Vendredi 15 novembre 2019

Intervenante : Catherine Barra, productrice, évoquera son expérience de productrice et Hugo Darroman, doctorant à l’IREMAM, membre du pôle "Sciences sociales du contemporain", spécialiste du cinéma d’exil palestinien, évoquera "le langage cinématographique de l’exil".

Samedi 16 novembre & dimanche 17 novembre 2019

Intervenantes : Myriam Laakili, sociologue, spécialiste de l’islam IREMAM/AMU, membre du pôle Histoire et islamologie : objets et pratiques, et Sabine Partouche, éditeur multimedia, IREMAM/CNRS, interviendront sur le soufisme globalisé et les écritures visuelles de la science.

Lundi 18 novembre 2019

Intervenantes : Maya Ben Ayed, docteur en histoire contemporaine, spécialiste du cinéma tunisien et cinéaste d’animation et Elsa Gomis, doctorante, School of Art, Media and American Studies, University of Anglia, Norfolk, interviendront sur le thème de l’altérité et la représentation de l’autre.

Mardi 26 novembre 2019

Intervenant : Philippe Cassuto, professeur de classe exceptionnelle, AMU/IREMAM. Débat sur la place des images dans l’enseignement.

Mardi 3 décembre 2019

Intervenante : Corinne Fortier, chargée de recherche au CNRS, anthropologue et réalisatrice de films, évoquera le genre et fera une critique du film orienté sur cette thématique.


SÉANCE ANNULÉE
Lundi 6 janvier 2020
, 16h-19h, MMSH, Aix-en-Provence (salle à préciser)

Filmer l’exil sans montrer de réfugiés.
Empreinte et dimension métamorphique des motifs visuels comme leviers d’un imaginaire collectif

Elsa Gomis, Phd candidate, University of East Anglia présentera son film “The people Behind the scenes” (77’, 2019).

Séance animée par Hugo Darroman, doctorant à l’IREMAM

Avec The People Behind the Scenes , Elsa Gomis traite de la migration en Méditerranée sans montrer les images de la "crise" migratoire mais en donnant la parole à la population de l’archipel maltais et en insérant ses propres archives familiales.

Aux frontières du documentaire d’investigation, du film familial et de l’expérimentation visuelle, le film invite à une réflexion sur nos propres histoires d’exil. Pour cela, il présente dans d’autres contextes les motifs visuels médiatiques que sont les bateaux en caoutchouc, les gilets de sauvetage, les couvertures de survie et la disparition du petit Aylan Kurdi. En évitant le bégaiement des images médiatiques, la réalisatrice matérialise leur empreinte ainsi que leur circulation et dessine ce faisant, un imaginaire collectif de l’exil.

Elsa Gomis est Ph.D. Candidate. Changing regime of images to change migratory regimes. Representations of exile in the Mediterranean since 2001. School of Art, Media, and American Studies - University of East Anglia.