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Appel à contributions









L’Année du Maghreb
Dossier de recherche 25 | 2021-II

La fabrique des politiques de réconciliation en Méditerranée : la justice transitionnelle comme modèle de gestion du passé violent

Sous la direction de Frédéric Vairel, professeur agrégé, Études politiques, (Faculté des sciences sociales, Université d’Ottawa).

Rédacteur en chef : Éric Gobe, directeur de recherche au Cnrs, (Iremam, AMU/Cnrs, Aix-en-Provence, France).

Conditions de soumission / Calendrier

Les articles de 40 000 signes seront acceptés en français, en anglais et en arabe. Ils concerneront l’ensemble des pays du Maghreb, sachant que des contributions sur la Mauritanie et la Libye sont vivement souhaitées.

Date limite de réception des résumés : 1er septembre 2020

Argumentaire

Depuis les années 1990, pour gérer les contentieux hérités d’une guerre civile ou/et d’un régime autoritaire, la plupart des gouvernants des pays marqués par la violence politique ont été conduits à mettre en place une « justice transitionnelle », c’est-à-dire un type de justice qui, dans sa conception standard, fait référence à une série « de processus et de mécanismes ayant pour objectif de remédier aux séquelles de violations généralisées commises dans le passé, afin d’assurer les poursuites et instaurer la justice et la réconciliation » [1] (Conseil de sécurité des Nations Unies, 2004). Cette définition renvoie à la mise en œuvre de pratiques diverses, visant in fine à créer les conditions d’une réconciliation nationale et d’une stabilisation démocratique dans des pays sortant d’épisodes de violence.
La signification du substantif « réconciliation » ne va pas de soi. Valérie Rosoux (2009) insiste à ce propos sur le caractère polysémique de cette notion dont le spectre très large peut recouvrir des politiques aux contenus divers, voire contradictoires : « Pour certains, la réconciliation implique avant tout l’établissement d’une sécurité minimale pour chaque partie en présence. Sous cet angle, la notion de réconciliation renvoie à “toute forme d’arrangement mutuel” entre anciens ennemis. À côté de cette vision pragmatique, d’autres auteurs considèrent la nature “transcendantale” d’un processus impliquant à la fois la vérité, la justice, le pardon et la paix » (Ibid.) ...


Consulter l’ensemble de l’appel à contributions sur le site de L’Année du Maghreb



[1Et d’ajouter : « Sur un plan pratique, la justice transitionnelle comprend des mécanismes de justice pénale (poursuites), et des mécanismes non judiciaires de recherche de la vérité, et de réparation, y compris l’indemnisation des victimes, la réforme institutionnelle, et la conservation de la mémoire collective nationale ». La définition proposée par le secrétaire général des Nations Unies en 2004 fait ici la synthèse d’un savoir produit dans les années 1990 et au début de la décennie 2000 par divers experts internationaux désireux de « dépasser les conflits du passé ».