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1ère séance du groupe de travail


Langues, expressions culturelles et sociétés au Maghreb


Mercredi 5 décembre 2018
14h-16h, MMSH, salle André Raymond


Sociolinguistique du Maghreb
par Jacopo Falchetta, doctorant à l’Iremam

Dans une sociolinguistique qui vise à expliquer les phénomènes de variation linguistique retrouvés dans une même communauté, et qui ne relèvent pas de dynamiques internes à la langue, il devient nécessaire de prendre en considération un vaste éventail de facteurs divers. Cela dit, les théories qui définissent le nombre et la nature des facteurs sur lesquels se focaliser sont plusieurs et diffèrent entre elles par rapport aux approches et aux points de vue qu’elles adoptent dans la conception et l’analyse des faits linguistiques. M’interrogeant sur la variation entre /q/ et /g/ (dans seulement cinq lexèmes) telle que j’ai pu la relever dans le parler d’un groupe de locuteurs marocains de 18 à environ 80 ans habitant la même ville, j’ai essayé de prendre en considération le plus grand nombre de facteurs possibles pendant la phase d’enquête sur le terrain ; puis, pendant la phase d’analyse, je suis parti de la variation générale observée dans le groupe des locuteurs pour identifier lesquels de ces facteurs servent à l’expliquer. Ensuite, j’ai analysé des cas particuliers de variation dans le parler d’un même locuteur pour les comparer aux résultats obtenus de l’analyse générale, le but final étant celui de cerner les valeurs sociales que les locuteurs attribuent à l’usage de /q/ et /g/ respectivement. Dans les conclusions que je tire de ce travail, et que je souhaiterais discuter avec vous pendant notre prochaine séance (tout comme les passages techniques et logiques que j’ai suivis pour arriver auxdites conclusions), j’identifie de différentes connotations sociales pas tant dans l’usage de /q/ ou /g/ dans les lexèmes sélectionnés, que dans la proportion d’usage des deux traits en alternance l’un avec l’autre, même si en des proportions différentes selon le lexème (ce que je proposerais également comme sujet de discussion).

Voici quelques-unes des références qui ont supporté mon travail d’analyse :
Al-Wer, E., & Hérin, B. (2011), « The lifecycle of Qaf in Jordan. » Langage et société, (4), 59-76 p.
Hachimi, A. (2011), « Réinterprétation sociale d’un vieux parler citadin maghrébin à Casablanca », Langage et société, (4), pp. 21-42
Labov, L. (1976) [1972], « Les mécanismes du changement linguistique », Sociolinguistique, 231-256 p.