Partenaires

CNRS
 



Rechercher



Maison méditerranéenne des sciences de l'homme Iremam
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
Contact

Accueil > Formation à la recherche (Masters, ED, soutenances...) > Thèses soutenues depuis 2007 > En 2018

Soutenance de thèse (ED 355)

ED 355 : ESPACES, CULTURES, SOCIETES - Aix-Marseille
Spécialité : mondes arabes, musulman et sémitique

Mélanie HENRY

- Mardi 19 juin 2018, 14h, MMSH, salle PAF, Aix-en-Provence

Le "trésor" révolutionnaire : insurrections et militantismes à Alexandrie en 1946 et 1977 (Égypte)
Sous la direction de Ghislaine Alleaume

Jury

Ghislaine ALLEAUME, DREM, CNRS-IREMAM, Directrice de thèse
Jocelyne DAKHLIA, Directrice d’études, EHESS, Centre de recherches historiques, Rapporteur
Sophie WAHNICH, Directeur de Recherche, CNRS, Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, Examinateur
Robert ILBERT, Professeur Emérite, Aix-Marseille Université (AMU), Examinateur
Tewfik ACLIMANDOS, Docteur d’État, Collège de France, Rapporteur
Richard JACQUEMOND, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université, Examinateur

Résumé :

Avec le soulèvement de 1946 (février-mars) débute en Égypte une crise politique qui dure jusqu’à la mise en place du système nassérien (1952-1954) où se mêlent velléités de changement social et d’indépendance. Les 18 et 19 janvier 1977, l’insurrection spontanée, contre la diminution des subventions publiques sur vingt-cinq produits de consommation, révèle le rejet massif du nouvel ordre moral que Sadate souhaite imposer. Les manifestants rappellent le Président de la République aux promesses nassériennes que la défaite de 1967 dans la guerre contre Israël a fait voler en éclat.

Réflexion sur les façons de vivre et de transmettre l’expérience révolutionnaire, cette thèse présente, depuis Alexandrie, les épisodes insurrectionnels de 1946 et de 1977 qui ont secoué les grandes villes d’Égypte. Au travers d’une enquête orale auprès de militants alexandrins et des sources de nature diverses, les événements sont présentés tantôt sous l’angle du temps court, tantôt dans leur conjoncture, dans un effort constant pour documenter les jeux d’échelle entre histoire individuelle et histoire collective.

C’est à distance de la chronologie, dans les interstices des différents registres d’énonciation (témoignages et discours politiques, récit d’histoire ou de fiction, etc.), que cette thèse explore les traces du « trésor » : expérience collective de la liberté chère au poète René Char, « rejetée » par ceux qui la vivent une fois qu’elle se termine. Les défis d’intelligibilité que pose l’événement insurrectionnel sont appréhendés sous l’angle de leur historicité, comme le sont les modalités d’oubli de l’expérience. Ce faisant, il s’agit d’étayer les logiques propres à chaque événement. On voit ainsi se dessiner des notions, des institutions et des expériences collectives au travers desquels se forgent, dans la seconde moitié du XXe siècle, l’idée du changement social, de ses limites et les moyens par lesquels des personnes ordinaires peuvent y participer.

En savoir plus Mélanie Henry

A retrouver le site de l’ADUM