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François Robinne, anthropologue



François Robinne, Directeur de l’IRSEA (Institut de recherche sur le sud-est asiatique), présentera le film qu’il a réalisé "Secondes funérailles de bonze (Birmanie)"

le Jeudi 1er avril 2010
MMSH d’Aix, Salle Paul-Albert Février, de 9h30 à 12h30.

Résumé : Parmi les neuf congrégations bouddhiques qui ont une reconnaissance officielle en Birmanie, la congrégation Tudhamma est la plus importante en nombre des membres du sangha. Elle s’illustre notamment par l’importance de ses mises en scène rituelles. Le faste donné aux funérailles d’un bonze supérieur, constitue ainsi l’une des plus formidables mises en scènes rituelles ; durant les trois jours et deux nuits que dure le rituel, le festif et le funéraire se rejoignent dans un même spectacle mettant en scène la renaissance bouddhique et les concepts qui lui sont liés. Cette mise en scène funéraire apparaît être en quelque sorte une réécriture rituelle du canon bouddhique lorsque celui s’avère insuffisant, ou, à tout le moins, lorsque l’ambiguïté des textes laisse ouvert cet espace de liberté qu’autorise le bouddhisme.

Les thèmes développés sont à dominante religieuse, avec, sur fond de lamentations, la mise en scène du caractère inéluctable des trois conditions de l’existence que sont l’impermanence, la souffrance et la négation d’ego. Ils alternent avec une succession de sketches, à dominante laïque, sur les thèmes les plus variés, au cours desquels plusieurs interdits sont franchis. L’un d’eux, et il s’inscrit dans le sens de la propagande gouvernementale actuelle, est la caricature des Occidentaux, mais la critique peut tout aussi bien être tournée contre la junte elle-même. En une occasion, l’un des acteurs est costumé en soldat : une passoire en guise de casque et un balai en guise de fusil, une audace peu commune dans le contexte de la dictature birmane. Les rapports de hiérarchie, mais aussi de genre, de façon parfois très violente et très crue, sont également d’autres thème récurrents. Les sketches varient d’une troupe à l’autre et selon la faculté d’improvisation des acteurs. Mais dans tous les cas, la société et ses travers y sont autant donnés à voir que les fondamentaux bouddhiques.

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