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Arabian Humanities 7 | 2016







Arabian Humanities 7 | 2016

Transnationaliser la péninsule Arabique. Dynamiques locales, régionales et globales Transnationalizing the Arabian Peninsula. Local, regional and global dynamics

La septième livraison d’Arabian Humanities se déploie sur un thème cher à la revue.

Le désenclavement de la péninsule Arabique, trop longtemps oubliée dans les recherches en sciences sociales, trop longtemps perçue, à travers son insularité, comme le lieu des exceptions, est en effet au cœur de son projet.
Le « Yémen transnational » avait déjà fait l’objet d’un mini dossier dans le tout premier numéro de 2013, invitant à élargir la recherche sur le transnational à l’ensemble de la péninsule. C’est donc maintenant chose faite, autour de géographes, d’anthropologues et de sociologues travaillant sur le golfe Persique, qui montrent ce territoire à travers quelques-uns des multiples flux migratoires qui le parcourent, ou dans ses extensions au-delà de ses frontières. Bel et bien relié au monde qui l’entoure — arabe, iranien, philippin —, on le voit à la fois tirer profit et tenter de s’adapter à la globalisation, dans un mouvement auquel il imprime son rythme et sa centralité, soucieux d’y perdre au change. Pour tous les acteurs étudiés, il s’agit il est vrai de répondre à l’exigence de redéfinitions constantes, individuelles aussi bien que collectives, et le repli national fonctionne là aussi comme un réflexe quand de leur côté des individus tentent d’élargir leur horizon.

Si le Yémen n’a pas fourni dans ce numéro d’autres perspectives de recherche, c’est qu’il fait aujourd’hui l’objet d’autres flux — d’armes de guerre et d’hommes en armes, pour être précis — qu’il est difficile de documenter. Un an et demi de guerre ont isolé le pays du reste du monde. C’est ailleurs, sur les chemins de l’exil, qu’une partie de sa population tente, sans trop d’échos, de continuer à vivre, et pour certains de faire entendre son existence. Espérons que, d’ici peu, ces exilés trouveront au moins leur place dans notre revue. Nous les y attendons.

Consulter le numéro en ligne sur le site d’Arabian Humanities