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La Libye, des Ottomans à Da’ech 1835-2016

par Marie-Pierre Oulié

La Libye, des Ottomans à Da’ech 1835-2016

André Martel
Préface d’Olivier Pliez, postface de Jacques Frémeaux
Paris, L’Harmattan, novembre 2016, 314 p.

La réédition de cet essai ne répond pas seulement à la nécessité de prolonger jusqu’à nos jours une étude publiée en 1991. Elle s’explique par le changement de problématique induit par la liquidation en 2011 d’un despote et du régime qu’il avait établi sous le nom de Jamahirya. Il s’agissait alors de comprendre pourquoi et comment le colonel Qadhafi avait pu prendre le pouvoir et imposer une dictature impitoyable mais modernisatrice courtisée par l’Occident et instrumentalisée par l’Union soviétique.
Cette mise à jour, 25 ans après cette première publication, n’a d’autre prétention que d’illustrer les conséquences de la fin de la Guerre froide pour la Libye, engagée dans une politique de terrorisme, d’une part, et d’analyser les effets d’un autre phénomène géopolitique : le Printemps arabe, d’autre part. En quoi celui-ci s’est-il singularisé en Libye ?
Une interrogation traversée par l’irruption de Da’ech. Peut-être faut-il en chercher la cause principale dans l’opposition historique entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque, celles-ci n’ayant jamais accepté de relever d’une même souveraineté, si ce n’est lorsque les Ottomans avaient su l’assortir d’autonomie. Une faillite de l’État central que les salafistes de Da’ech ont tenté d’exploiter pour s’implanter au Maghreb et y créer une base d’expansion, sinon de repli, alors que le néo-khalifat de Bagdad était mis à mal au Moyen-Orient.

Cette analyse pluridisciplinaire engage un triple regard de géographe, d’anthropologue et d’historien. Réédition actualisée et augmentée de l’ouvrage de référence sur la Libye, elle offre au lecteur une vraie compréhension de ce pays, avec une profondeur de champ nous permettant d’échapper aux facilités de l’histoire immédiate induites par les actualités de ce pays depuis 2011.

Professeur à Tunis de 1954 à 1959 et 1962 à 1967, André Martel a parcouru le Maghreb de Goulimine à Bir Hakeim et de Tunis à Ghât. Il a présidé l’Université Paul Valéry/Montpellier III avant de terminer sa carrière à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, associant l’étude des relations internationales à celle des forces armées, symbole et instrument de la fonction régalienne de défense.

Ouvrage publié dans la collection Mondes en mouvement dirigée par Fabienne Le Houérou et soutenu par le service des publications de l’IREMAM.

En savoir plus sur l’ouvrage sur le site de l’Harmattan