Partenaires

 



Rechercher



Maison méditerranéenne des sciences de l'homme Iremam
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
Contact

Accueil > Manifestations scientifiques (colloques, rencontres-débats...) > Rencontres-Débats de l’IREMAM (2008-2017) > En 2015-2016

Rencontre-Débat de l’IREMAM

par Marie-Pierre Oulié

Grands-parents
Portraits d’une génération d’Algériens



Avec Ahmed Bouyerdene
Historien et photographe




Mercredi 12 octobre 2016
14h30, MMSH
Salle Georges Duby


Séance animée par Ghislaine Alleaume

A l’origine de ce projet, l’absence de photographies d’une grand-mère disparue à la suite d’une arrestation pendant la guerre d’Algérie. Lors de trois voyages en Algérie, Ahmed Bouyerdene a réalisé près de 400 portraits d’hommes et de femmes nés dans le premier quart du xxe siècle. Ces femmes et ces hommes ont entretenu un rapport singulier à la photographie. Leur culture, sans être iconoclaste, est étrangère à une tradition dogmatique de l’image et être pris en photographie était pour eux un véritable évènement et un souvenir parfois douloureux. Durant la guerre d’Algérie, l’armée française procéda au fichage systématique des indigènes. Sans possibilité de dire non, ils étaient soumis à l’objectif du photographe. L’appareil photographique comme un instrument de violence a marqué bon nombre d’Algériens de cette génération. Cette série de portraits photographiques réalisée en 1993 en Algérie dans la vallée de la Saoura et dans le Touat se veut un témoignage respectueux du sujet et de son histoire et l’occasion d’un questionnement sur la photographie comme moyen d’appréhender le réel.

Ahmed Bouyerdene

Né en Algérie, arrivé en France en 1972, Ahmed Bouyerdene a un double parcours de photographe et de chercheur. Formé à la photographie et aux outils numériques, il a réalisé plusieurs projets dans ces domaines (expositions photographiques, CD-ROM culturels…). Chercheur en histoire, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la figure et l’œuvre de l’émir Abd el-Kader, notamment Abd el-Kader, L’harmonie des contraires (Seuil, 2008). C’est dans le fil d’un questionnement sur la photographie comme trace et comme réparation qu’il a réalisé en Algérie le projet « Grands-parents » (1991-1993). Ce projet, qui s’est étalé sur la période 1991-1993, l’a amené à sillonner le sud-ouest algérien (Saoura et Touat) à la quête de visages de toute une génération d’Algériens et d’Algériennes nés dans le premier quart du vingtième siècle. C’est de cette série, qui a été plusieurs fois exposée et dont une édition est en projet, qu’il viendra nous parler.

Retrouver les Rencontres-Débats de l’IREMAM