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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme Iremam
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Présentation du projet APRIMED-PALOMED (2016-2018)

Résumé du programme de recherche APRIMED-PALMOMED « L’appartenance locale en Méditerranée. Relations sociales, droits, revendications »

Dans ce programme de recherche nous nous proposons d’explorer l’articulation entre l’affirmation ou l’exercice de droits sur les ressources d’une localité et les formes d’appartenance citoyenne, en Méditerranée. En deçà de la prérogative, plus ou moins affirmée, selon les temps et les lieux, des pouvoirs centraux à définir les droits de citoyenneté et d’appartenance, notre hypothèse est que ces droits se formalisent dans la capacité des individus de faire valoir des inscriptions locales dans des tissus sociaux (famille, travail, voisinage…). Cela nous amène à opérer une mise à distance quant au primat de l’identité, au profit d’une conception contractuelle des modes d’adhésion à la communauté ; et à prendre en compte les conditions dans lesquelles se structure une pluralité de stratifications sociales qui résultent des droits d’accès inégaux aux ressources locales.
Cette perspective impose, dans l’analyse, une attention particulière aux revendications de droits. Nous souhaitons en explorer les modalités en des moments historiques et en des lieux variés du pourtour méditerranéen, de confronter ainsi les époques mais aussi les perspectives disciplinaires, en somme les points aveugles qui encadrent trop souvent contextes chronologiques et traditions disciplinaires. De cette façon, l’objectif est de mettre en regard des approches historiques, sociologiques, géographiques, politologiques et anthropologiques sur des sociétés d’époque moderne ou contemporaines, du nord (Espagne, France, Italie) et du sud (Algérie, Egypte, Israël, Liban, Palestine, Tunisie, Turquie) de la Méditerranée. La comparaison constitue le fil rouge d’un projet soucieux de ne pas s’en tenir à une simple exposition de cas divers mais, par l’attention portée aux ressemblances aussi bien qu’aux différences, d’évaluer les déplacements, en termes de connaissance, qu’une telle approche permet. Cela passe par une réflexion renouvelée quant aux conditions, aux moyens et aux bénéfices d’une telle opération. Pour entreprendre ce travail collectif, enfin, quatre axes en particulier, la confiance, la propriété, les institutions et le territoire, constituent les angles d’entrée, non exclusifs les uns des autres, à partir desquels explorer les diverses formes des conditions d’affirmation des droits de l’appartenance.
La construction d’un tel objet dans ces conditions nous paraît être le moyen le plus pertinent de prendre part à un débat très actuel en des termes qui combattent les visions culturalistes et évolutionnistes et entendent leur apporter des alternatives fondées.

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