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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme Iremam
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Charles Grémont, Historien

Séminaire doctoral IREMAM

Responsables : Fabienne Le Houérou, Kamel Chachoua et Sabine Partouche (IREMAM)

« Personne ne négociera à notre place ! »
Les populations civiles face aux conflits armés au Nord-Mali

Mardi 4 juin 2013, 9h30-12h, MMSH, Salle Paul-Albert Février

Charles Grémont, Historien, chercheur à l’IRD, LPED (Laboratoire population environnement développement – UMR 151), Marseille




Au-delà des images médiatisées de salafistes cherchant à instaurer la sharia par la force, de preneurs d’otages et autres trafiquants de drogue essaimant le Sahara, de rebelles touaregs proclamant l’indépendance d’une République nommée Azawad et maintenant de l’intervention militaire orchestrée par la France, il y a des hommes et des femmes, des jeunes, des agriculteurs, des éleveurs, des commerçants, des chefs de village ou de fractions, des élus locaux, des fonctionnaires… que l’on n’entend pas, ou si peu. Nombreux parmi eux sont aujourd’hui réfugiés dans les pays voisins, ou déplacés plus au sud du pays. D’autres sont restés. Mais tous se retrouveront, tôt ou tard, et chercheront à reprendre leurs activités quotidiennes, à organiser leurs territoires, à accaparer les moyens et les places du pouvoir, comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Ne pas associer ces populations civiles aux processus de concertation et de négociation serait invraisemblable. C’est pourtant ce qui s’est passé au cours des derniers conflits armés au Nord-Mali…
Comment les populations civiles, dont la plupart ne se reconnait pas derrière les groupes armés, vivent-elles cette crise d’une ampleur sans précédent ? La projection de captations vidéo, réalisées au Burkina-Faso en novembre 2012 et avril 2013 à la rencontre de ressortissants de la région de Gao, nous permettra d’écouter des voix trop souvent occultées et d’appréhender la complexité d’un tissu social en souffrance.

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